Keynote Speech

May 5 / le mai 5, Dunning Auditorium 6:30 p.m. / 18:30

"Taking the Greek Gods Seriously: An Examination of How Polytheism Works"

Abstract:
The ancient Greek lexicon lacks a term that is an exact equivalent of what we call “religion”. However, many Greek expressions bear a resemblance to what we mean by this concept: “what pertains to the gods”, “sacred matters”, or “traditional customs concerning the gods”. In this polytheistic culture, the gods are very much present and potentially numerous, demanding homage from humans. Consequently, for nearly a millennium, Greek cities built hundreds of temples for their gods and organised thousands of festivals and sacrifices in their honour. They also featured deities and heroes in a vast array of narrative traditions. This rich body of representations and practices, deeply rooted in community life, demands an approach that recognises the differences between this system and the monotheistic religious cultures that partially characterise modernity. This lecture will address this very requirement and could have been entitled, provocatively: “Did the Greeks really believe in their gods?”

Résumé :
Le lexique grec ancien ne possède pas de terme exactement équivalent à ce que nous appelons « religion ». Toutefois, bien des expressions de la langue grecque présentent un air de famille avec ce que nous désignons de la sorte : « ce qui touche aux dieux », « les choses sacrées », ou encore « les coutumes traditionnelles concernant les dieux ». En d’autres termes, dans cette culture polythéiste, les dieux sont là, bien présents, ils sont potentiellement nombreux et requièrent l’hommage des humains. Dès lors, pendant près d’un millénaire, les cités grecques ont construit pour leurs dieux des centaines de temples, ont organisé pour eux des milliers de fêtes et de sacrifices, tout en les mettant en scène dans de très nombreuses traditions narratives. Ce riche ensemble de représentations et de pratiques, profondément ancré dans la vie des communautés, impose une attention qui prenne au sérieux ce système si différent des cultures religieuses monothéistes qui caractérisent pour partie notre modernité. C’est une telle exigence dont parlera cette conférence qui aurait pu tout aussi bien s’intituler, par provocation : « Les Grecs croyaient-ils vraiment à leurs dieux ? »